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Algérie le soleil et l'obscur (Madeleine Chaumat)

Madeleine Chaumat

Algérie le soleil et l'obscur

EditeurLa rumeur libre

CollectionA portée de voix

Date de parution09/2015

ISBN/code barre978-2-35577-087-6

Format (mm)135 x 204

ReliureCahiers cousus, couverture avec rabats

Nombre de pages64

Poids94 g

Prix 13,00 €
Feuilleter

(4ème de couverture)

« À la première lecture du texte de Madeleine Chaumat, j’ai ressenti la justesse des grands témoignages, bouleversé par le récit tout autant que par l’humanité de l’expression. J’ai rencontré Madeleine grâce à une amie médecin qui m’avait confié le texte, convaincue qu’il méritait d’être transmis. Madeleine n’avait jamais pensé à la publication de ses pages, malgré l’incitation de ses proches. Le temps a dû faire son œuvre, parce que si elle éprouve toujours énormément de difficulté à parler aujourd’hui de ce qu’elle a vécu à cette époque, elle a en revanche accepté que son texte soit rendu public. »

Georges Chich

(extrait de la préface)

Madeleine m’a dit avoir écrit ces pages pour tenter d’expliquer à ses médecins successifs les origines de ses maux et de comprendre ce qu’elle a appelé sa « tombée dans le bleu, hors de mon corps — décorporée ». Madeleine n’avait jamais pensé à la publication de ses pages, malgré l’incitation de ses proches. Le temps a dû faire son œuvre, parce que si elle éprouve toujours énormément de difficulté à parler aujourd’hui de ce qu’elle a vécu à cette époque, elle a en revanche accepté que son texte soit rendu public.
D’emblée j’ai pensé que le texte se prêterait à une lecture publique et c’est en recherchant quelle voix pourrait prêter corps à son écrit que le projet d’une adaptation théâtrale s’est imposé naturellement. L’engagement de la compagnie de théâtre La Poursuite a ouvert la voie à une première forme de circulation publique du texte, puis un enchaînement de circonstances a permis que le texte devienne un livre.
Des récits comme celui-ci, par exemple des rescapés des camps de concentration, de Primo Levi, Georges Hyvernaud ou Jorge Semprun, ont attendu nombre
d’années avant de trouver le chemin de l’édition et d’atteindre les lecteurs.
Je suis heureux d’avoir participé à la naissance publique du témoignage de Madeleine Chaumat.
Sa parole porte ici la présence de ceux qu’on torture en ce moment même dans le monde et montre qu’une vie humaine ne suffit pas pour « oublier » dans le corps
l’effet « des méthodes qui font horreur à la conscience humaine ».

Georges Chich

Ce livre est celui du cheminement d’une parole « indicible », murée dans la souffrance d’un corps « décorporé ». Engagé dans le geste d’écriture, ce corps a confié son avenir à la destinée des lettres seules, c’est une espérance qui ne dit pas son nom de renouer le fil brisé de toute humanité. Le geste qui déroule les phrases à même le blanc du papier est une invocation de la voix, de l’écrit, de la lettre et de la parole qui sont des âmes errantes « tombées dans le bleu ». Une convocation dans un même corps, celui de la langue, où les mots, retrouvant leur liberté de circulation et d’association, ne demandent que le partage. (Note des éditeurs)