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Escapade (Louise L. Lambrichs)
Escapade (Louise L. Lambrichs)

Louise L. Lambrichs
Philippe Bouret

Escapade

Conversation 2015-2016

EditeurLa rumeur libre

CollectionHors collection

Date de parution10/2016

ISBN/code barre978-2-35577-131-6

Format (mm)165 x 224

ReliureCahiers cousus

Nombre de pages448

Poids693 g

Prix 22,00 €
Feuilleter

(4ème de couverture)

Escapade est une conversation entre un écrivain, Louise L. Lambrichs, et un psychanalyste, Philippe Bouret, qui s’intéresse au travail de celle-ci. Mené sur un ton très libre, l’échange intrigue le lecteur, communique le désir de savoir et ouvre un débat qui, depuis une dizaine d’années, n’a guère été soulevé en France. Que s’est-il réellement passé en ex-Yougoslavie ? Est-il vrai, comme le soutient Louise L. Lambrichs, que la plupart vivent en Europe dans un déni de génocide ? Est-il vrai que la montée du radicalisme islamiste était prévisible ? Et qu’elle a même été anticipée ?
La conversation révèle le travail de fond déjà publié par l’écrivain sur la guerre, témoigne de son travail romanesque et des réactions qu’il a suscitées. L’échange du texte à deux voix permet à l’écrivain de se détacher de son œuvre tout en continuant d’en soutenir le propos et l’actualité, tandis que l’analyste la suit et nous fait part à la fois de ses résistances et de son désir de savoir et de faire savoir.
L’enjeu de cette conversation animée, parfois passionnée, est sans doute de penser la terreur actuelle sans pour autant céder à la terreur de penser.

(Extrait)

LOUISE L. LAMBRICHS – .... Votre curiosité et votre ouverture sont arrivées pour moi à point nommé, comme un bain de jouvence dans une atmosphère qui commençait à devenir irrespirable. Depuis dix ans, je cherchais un analyste avec lequel avoir une conversation ouverte un peu consistante, compte tenu du travail que j’ai mené depuis plus de vingt ans et qui, du fait sans doute de ma maladresse, mais peut-être aussi du contenu inédit et à certains égards sidérant dont je fais état, n’avait rencontré aucun écho public ni suscité aucun désir d’échange — rien. Je dirais, rien qu’un silence opaque, parfois gêné, pour moi tonitruant et à certains égards scandaleux. Il m’a permis de mesurer à quel point mon travail déstabilise certains lecteurs, en particulier ceux qui se sont confortablement installés dans un rôle, une fonction, une position qu’ils se sont acquis. J’ai donc cessé de m’acharner, estimant que si la chose devait arriver, elle arriverait.... Une vraie aventure souterraine, de celles qui ne se voient pas mais font aussi les chemins buissonniers de la grande Histoire.