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Prix du livre insulaire Ouessant - 2015
Œuvres Poétiques Tome 1 (Jeanine Baude)

Jeanine Baude

Œuvres Poétiques Tome 1

EditeurLa rumeur libre

CollectionLa Bibliothèque

Date de parution03/2015

ISBN/code barre978-2-35577-092-0

Format (mm)141 x 192

Reliurecahiers cousus

Nombre de pages336

Poids387 g

Ouvrage publié avec le concours de la Région Rhône-Alpes

Prix 21,00 €
Feuilleter

Ouvrage publié avec le concours de la Région Rhône-Alpes

(...) un essai sur les possibles, un pari sur l’ouverture de l’imaginaire que nous offre le monde, sur ce quelque chose qui est toujours tension, mouvement latent, déplacement et jamais immobilité (...) une juxtaposition inouïe de contrastes qui fait resplendir ces poèmes en fulgurations qui diffèrent à chaque lecture comme des palpitations argentées sur la surface mobile d’une mer de sens. Jeanine Baude, originaire du Midi, de cette étendue inclinée de la Méditerranée, mer fermée, utérine, où palpite le bleu intense, plonge ses racines poétiques dans la beauté houleuse, rude, illimitée et convulsive de la Bretagne et de ses îles fouettées par la mer et submergées par l’humidité et la fureur grise.

Ce volume contient la réédition intégrale des ouvrages suivants :
– Ouessanes, Sud poésie, 1989 ;
– C’était un paysage, Rougerie, 1992 ;
– Incarnat désir, Rougerie, 1998.

(4ème de couverture, extrait de la préface)

Le paysage, en tout cas, avec son défilé de formes et de couleurs, où se détachent par leur récurrence, le vert le bleu, se présente toujours à nous dans cette œuvre comme une clé d’accès, en quelque sorte, à l’amour physique, à l’ivresse rituelle de la passion, mais aussi à la plus subtile spiritualité, à laquelle il peut conduire (« Je voudrais m’approcher du désir pur, presque désincarné, celui qui n’est habité par aucun désir de possession »). Si bien que l’on peut même dire qu’il émane de cette poésie une manière de panthéisme amoureux, telle est l’importance accordée au charnel dans ces poèmes, de façon contenue mais persistante. C’est comme une « mystique de la chair », comme un champ sacré. Sans compter que les choses du monde, les éléments du paysage sont si souvent reliés aux sinuosités du phénomène amoureux qu’il en résulte une poésie douée d’une dimension et d’une force telles que John Stout a pu rapprocher Incarnat désir du
Cantique des Cantiques. D’ailleurs, à la poésie de Jeanine Baude semble sous-jacente une conception de la poésie comme refus de toute idée de représentation figée, de ce qui, de quelque manière, nie le pouvoir de captation des mots. Cette poésie apparaît plutôt comme un essai sur les possibles, un pari sur l’ouverture de l’imaginaire que nous offre le monde, sur ce quelque chose qui est toujours tension, mouvement latent, déplacement et jamais immobilité. Dans ce sens, elle est indéfinissable, insaisissable, et c’est ce caractère de permanence et de fractures, ce pouvoir combinatoire des mots qui font la grandeur de cette poésie. C’est ce déplacement des faisceaux de focalisation ou plutôt leur multiplication, cette juxtaposition inouïe de contrastes qui fait resplendir ces poèmes en fulgurations qui diffèrent à chaque lecture comme des palpitations argentées sur la surface mobile d’une mer de sens. Jeanine Baude, originaire du Midi, de cette étendue inclinée de la Méditerranée, mer fermée, utérine, où palpite le bleu intense, plonge ses racines poétiques dans la beauté houleuse, rude, illimitée et convulsive de la Bretagne et de ses îles fouettées par la mer et submergées par l’humidité et la fureur grise.

José Manuel de Vasconcelos
Traduit du portugais par
Myriam et Kelly Basilio