Plupart du temps
La collection Plupart du Temps propose des textes de poésie ancrés dans un présent émerveillé d’infini, gravés par des mains agiles qui savent user la pierre et le temps. S’entend encore en eux la voix fragile de l’aurore, qu’elle soit jaillissement fatal d’un rythme ou profusion de ciel et de sable sur la page éblouie des visions. Cette émotion aux racines du cœur nous arrache à la brutalité muette du monde, dans la nudité défaite d’une parole où murmure l’invisible que chacun porte en soi, chant effacé, lettre perdue du premier alphabet humain. Toutes frontières dépassées dans l’éveil d’un souffle autour de rien – la Poésie, comme un amour démesuré de la vie.
Les Heures de Nemi
suivi de Poèmes du large, suivi de Versant italien
EditeurLa rumeur libre
CollectionPlupart du temps
Date de parution11/2011
ISBN/code barre978-2-35577-015-9
Format12 x 16,4
ReliureDos carré collé, cahiers cousus
Nombre de pages160
Poids160 g
vous écoutez
ailleurs
que mes paroles
vous êtes la Saison
d’un dérangement dérangé
le lieu cristallin
d’une rature initiale
est-ce l’effet
d’une parole qui faiblit
ou
un horizon dispersé ?
je vous suivrai
[dans le pas d’ombre
mordue de destin] et
demain dans la rue
les passants nous liront
vous parlez peu
vous ne me regardez pas
vous parlez peu
et la Nuit aime ça
EditeurLa rumeur libre
CollectionPlupart du temps
Date de parution04/2011
ISBN/code barre978-2-35577-020-3
Format12 x 16,4
ReliureDos carré collé, cahiers cousus
Nombre de pages64
Poids75 g
Chayotte est là, portée par les vagues et les vents. Chayotte veut se retourner et le vent la pousse et la gifle. Chayotte poursuit sa course immobile dans le temps. Chayotte broie son coeur avec le temps.
Elle fiche ses mains dedans. Retrouve des empreintes. Saigne. Suce le sang.
Enfant greffé.
EditeurLa rumeur libre
CollectionPlupart du temps
Date de parution11/2010
ISBN/code barre978-2-35577-017-3
Format12 x 16,4
ReliureDos carré collé, cahiers cousus
Nombre de pages104
Poids107 g
(extrait)
Lumière du rythme
L’espace la dérobe
l’être l’ombre
y tournoient
Perlée d’aubes lointaines
aux fables orangées
Elle qui laisse entendre
l’ascension du vivant
l’infinitif d’azur
dont on n’embrasse ni
la vacuité ni l’énergie
divine et seuls
des univers
de rythmes
les questionnent
EditeurLa rumeur libre
CollectionPlupart du temps
Date de parution03/2010
ISBN/code barre978-2-35577-016-6
Format12 x 16,4
ReliureDos carré collé, cahiers cousus
Nombre de pages64
Poids75 g
(extrait)
Les hommes se sont dressés contre eux-mêmes, contre leur propre humanité tranchée à coups de sabre et de faucilles d’or. Ils cherchent l’énigmatique fin de la vision qui les fit naître. Alors que seul gravir les appelle, au-delà de la nécessité furieuse. À coups de haches et de ténèbres, ils ont entamé la chair de l’être et le grand prédateur revient hanter leurs rêves. Noire apparition d’une origine combattue et jamais dépassée, toujours menaçante en leurs coeurs et de bouches qui saignent.
EditeurLa rumeur libre
CollectionPlupart du temps
Date de parution04/2009
ISBN/code barre978-2-35577-007-4
Format12 x 18,4
ReliureDos carré collé, cahiers cousus
Nombre de pages96
Poids105 g
(extrait de la préface)
Le retour est une zone d’incompréhension, innervée par le désir de comprendre. L’espace et le temps se sont réemmêlés, redevenus le chaos d’avant la première heure, où la chronologie semble anéantie. Le temps est un sac de solitude et l’espace, une géographie de la dérive. Le retour est une zone de coexistence, d’ancien et de nouveau, de créé et d’incréé, musées et fusées, trouble passage où trinquent, festifs et vaincus, fantômes et vivants, au même banquet qui sert à tous de funérailles et de noces en même temps. Zone dont l’écriture devient l’accomplissement d’un rêve-démiurge : que tout puisse tenir en un, choses du passé et choses du présent, de l’ici et de l’ailleurs, dans le lieu unique de la page.
EditeurLa rumeur libre
CollectionPlupart du temps
Date de parution04/2009
ISBN/code barre978-2-35577-008-1
Format12 x 16,4
ReliureDos carré collé, cahiers cousus
Nombre de pages64
Poids75 g
(extrait)
Je heurte souvent…
Je titube, je fracasse, je me prends les
pieds dans le tapis du réel.
Je heurte… Personne ne répond. J’ai la
langue perdue, pendante, elle embrouille mon
avancée, entrave mon pas. J’ai la
démarche hésitante d’une qui bégaie et se
tait. Je heurte… et les mots jacassent
et se brisent, je heurte et vocifère et la
voix s’éteint et s’étreint, les paroles
diffusent et se fondent… Où retrouver
le heurt sonore qui fait rythme et envol ?
EditeurLa rumeur libre
CollectionPlupart du temps
Date de parution07/2011
ISBN/code barre978-2-35577-028-9
Format12,2 x 18,3
ReliureDos carré collé, broché
Nombre de pages64
Poids75 g
) je voyais à peine ( ) les lèvres
par exemple ( ) tout disparaissait (
) les arbres ployaient sous la neige (
) tout disparaît ( ) je dis ce que je
vois ( ) ce que je vois encore (
EditeurLa rumeur libre
CollectionPlupart du temps
Date de parution11/2008
ISBN/code barre978-2-35577-006-7
Format12,2 x 18,3
ReliureDos carré collé, cahiers cousus
Nombre de pages96
Poids105 g
) j’ai quitté les bois pour une herbe pelée, ponctuée
de roches blanches, grises ou brunes ( ) il n’est
jamais question de ce que je découvrirais en brisant
l’une de ces pierres ( ) alors je ne brise rien, fidèle au
paysage ( ) ne fracasser que le strict nécessaire (
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EditeurLa rumeur libre
CollectionPlupart du temps
Date de parution11/2008
ISBN/code barre978-2-35577-005-0
Format12,2 x 18,3
ReliureDos carré collé, cahiers cousus
Nombre de pages64
Poids75 g
(extraits)
Un son curieux, une lame raide de métal engloutie dans une / cloche, assourdie par de l’eau, l’eau lourde et profonde subitement figée
La pluie, pendant ce temps, ruisselle et goutte des chéneaux / Parfois le bois de la maison grince, ça craque dans la charpente
Ensuite le silence s’installe tandis que nous absorbons / La bruine passe sur le sable puis s’étend sur la mer tandis que nous songeons / Une rivière glougloute inlassablement près de nous et la mer fatiguée…
Fuir l'hiver
Préface et traduction de l'espagnol par Annie Salager
EditeurLa rumeur libre
CollectionPlupart du temps
Date de parution02/2012
ISBN/code barre978-2-35577-018-0
Format12 x 16,4
ReliureDosa carré collé, cahiers cousus
Nombre de pages96
Poids105 g
(citation extraite de la préface d'Annie Salager)
"La poésie que j'aime est passionnée et savante. La poésie que j'aime raconte et danse. La poésie que j'aime a du rythme et de la cadence mais dédaigne la rengaine. La poésie que j'aime cherche la profondeur, méprise l'aridité. La poésie que j'aime jouit du mot mais n'est jamais logomachie. La poésie que j'aime est intensité et ardeur, même si parfois elle s'habille de froid: de neige bleue; de flocons incarnats...Les poètes que j'aime, il en est mille. L'histoire de la poésie est ma poésie et mon histoire. Mes poètes sont légion. Je m'accorde à leur légion, j'unis mon éclat à leur éclat. J'existe par Cavalcanti et par Campoamor, par Pound et par Manuel Machado, et aussi par les merveilleux poètes mineurs (qui souvent ne le sont pas) comme Henri Jean-Marie Levet.
J'aime les poètes de l'attitude et les poètes du masque (je suis les deux) et, bien que j'adore le jeune rimbaldien paresseux qui meurt dans l'abîme, au bord de la galaxie des nuits, je n'adore pas moins l'érudit qui travaille dans son laboratoire, savant jusqu'au paroxysme, hypocondriaque, saturnien, lascif, vivant de songes, de livres et de bordels... Pourrais-je oublier le dieu Pan? Ceci n'est pas une poétique, évidemment. Déséquilibré, fouineur, tendre, halluciné, rationaliste, enfant, plein de maturité, je suis -par dessus tous mes écrits- poète. Je ne l'ai pas voulu. ça a été. Tels sont mes privilèges. Humain et absurde. Les barmen le savent, les mannequins hautains et beaux garçons, et les innombrables apprentis poètes..."
(extrait de Luis Antonio de Villena, Poétique, in Tropelias, Université de Saragosse, 1995.)
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