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Le chant du dedans-dehors
EditeurLa rumeur libre
CollectionNoces
Date de parution12/2025
ISBN/code barre978-2-35577-429-4
Format (mm)140 x 205
ReliureBroché
Nombre de pages132
Poids315 g
Cet écrit prolonge, sous forme d’une méditation libre, d’autres réflexions développées dans d’autres essais, articles et textes de facture littéraire de l’auteur. Réflexions essentiellement consacrées aux questions des migrations (de tout genre) et aux formations interculturelles qui en découlent. Il prend ici le pari plus radical d’interroger ce qui est au fond l’enjeu profond de ces questions : c’est quoi un « dehors » par rapport à un « dedans » dans ce genre d’expérience – dedans et dehors étant entendus au sens large : spatial, temporel, linguistique, culturel, psychologique, etc. Et, surtout, s’il est possible d’envisager une topique tierce nommée ici « dedans-dehors ».
Dehors-dedans est une sorte de « relève », une écologie de la Relation qui déborde les désolations qui semblent s’emparer aujourd’hui des espaces des dedans et des dehors. Et une certaine idée ou un imaginaire revendiqué de ce que pourrait fonder un être-au-tout-monde.
Pour développer cette méditation, l’auteur s’appuie à la fois sur son expérience personnelle d’émigré-immigré et professionnelle en tant qu’ancien acteur associatif auprès des populations étrangères, membre de l’inter-réseau des réseaux Histoire-mémoire des émigrations et ancien rédacteur en chef de la revue Écarts d’identité consacrée depuis plus de 30 ans à ces questions.
Comme pour son objet même (le dedans-dehors), l’auteur adopte ici un genre mixte d’écriture : à la fois essai et recherche d’une poétique, seul registre permettant véritablement l’accès à une pensée à la fois signifiante de cet objet et différente des pesées qui prétendent le penser en entités isolées et intolérantes. Et registre également où fomente l’idée d’un lieu qui n’est ni seulement un dedans ni uniquement un dehors mais leur entremêlement, une sorte de mi-lieu et aussi d’entre temps.
Dedans et dehors, il s’en est dit beaucoup, de long temps et en tout genre, et il s’en dira encore et sûrement autant. Il n’est question ici cependant ni de prétendre en dire mieux ni de commenter ce qui en a été dit. Il s’agit plus précisément d’ouvrir dans leurs rapports quelques chemins de traverse.
Dans le préposé, le prédisposé ou le présupposé du réel en ses infinies embrasures, dedans et dehors font épopées tourbillonnaires. Forces d’attractions et de répulsions y bousculent au gré des vents et de leurs poussières – tensions, intentions et prétentions sur toutes les lignes... Dans les imaginaires cependant, point de mire de cette méditation, leurs tracés se repositionnent selon une géométrie intensive/extensive : aux espaces limités aux dedans répondent les étendues illimitées – ou rêvées telles – du dehors.
Délibération à bâtons rompus entre dedans et dehors ou déambulation dans les enfilades infinies de leurs arches, cette traversée est en allers-retours-allers dehors-dedans-dehors, et en autant de détours.