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Prise de vers (Pierre Vinclair)
Prise de vers (Pierre Vinclair)

Pierre Vinclair

Prise de vers

A quoi sert la poésie ?

EditeurLa rumeur libre

CollectionRaisons poétiques

Date de parution10/2019

ISBN/code barre978-2-35577-186-6

Format (mm)141 x 192

Reliurecahiers cousus couverture avec rabats

Nombre de pages160

Poids200 g

Ouvrage publié avec le concours de la région Auvergne-Rhône-Alpes

Prix 16,00 €
Feuilleter

Ouvrage publié avec le concours de la région Auvergne-Rhône-Alpes

(4ème de couverture)

La poésie contemporaine est déroutante. La plupart des lecteurs lui tournent le dos en raison de sa difficulté ; les poètes, quant à eux, se plaignent d’un lectorat qu’ils sont tentés d’accuser 
d’incompétence ou de paresse. D'où la situation spécifique d’un champ dans lequel, les poètes s’entrelisant, les producteurs sont aussi les récepteurs. 
Démontant le fonctionnement rhétorique et pensif du poème contemporain, cet ouvrage interroge l’illisibilité qu’on lui impute, et montre qu’elle rend possible une expérience absolument singulière. Pierre Vinclair révèle dès lors que si la confidentialité dont souffre la poésie est bien liée à sa difficulté, celle-ci n’est pas un accident. Elle constitue au contraire un projet assumé, qui trouve sa condition dans la particularité d’une vision, et dans le partage du corps souffrant de la langue son fondement éthique. 
Enquête sémiologique, rhétorique et philosophique, Prise de vers est le fruit d’une dizaine d’années de pratique du poème et de réflexion sur la poésie depuis Mallarmé.

(extrait de l'Avant propos)

Le présent ouvrage n’est pas un manifeste : il ne s’agit pas pour moi de défendre un certain type de poésie, mais seulement d’essayer de décrire son fonctionnement en m’intéressant particulièrement à la réception qu’il programme. Il s’agit d’une tentative de comprendre ce qui s’est passé dans la poésie depuis son « recommencement » à la fin du XIXe siècle, afin de
rendre intelligible cet ensemble de textes qu’on s’accorde à reconnaître comme difficiles. Je demande donc ce que l’on peut faire avec eux, ce qu’ils voudraient nous faire ou nous faire faire — bref, quel est leur effort — puisqu’ils semblent résister à la simple lecture. Et si je me propose de le clarifier, c’est parce que je crois que cet effort aura d’autant plus de chance de réussir que certaines ambiguïtés seront levées. Comme l’écrit en effet John Dewey, « la vocation du critique n’est que de faciliter l’exécution de cette fonction qui incombe à l’œuvre même». Cet état des lieux est donc partiel, puisqu’il ne dit rien ou presque de la poésie aisément lisible, qui existe aussi. C’est que celle-ci n’a tout simplement pas besoin d’un traité sophistiqué: il suffit de la lire. 
Les pages qui suivent s’attacheront à montrer que, à partir des années 1870, s’est constituée une tentative collective de rejoindre l’être par le seul travail du vers. Cette mystique matérialiste s’est servie de procédures textuelles empêchant la synthèse des significations, afin de faire apparaître la langue comme un corps sensible, souffrant et délirant, à même d’exprimer l’expérience nue — et de la partager.
Trop souvent, la réflexion sur la poésie, surtout lorsqu’elle relève de la philosophie, est l’occasion d’une spéculation idéaliste sur ce que la poésie pourrait ou devrait être : les uns y discernent une révélation de la vérité, les autres la promesse d’un salut, les troisièmes la forme la plus accomplie de l’art. Immanquablement, l’observation de l’écart existant entre d’une part les fabuleux pouvoirs qu’on lui a spéculativement prêtés, et d’autre part sa marginalité effective dans l’espace social (où elle n’est traitée qu’avec indifférence ou mépris par les hommes de la rue, la plupart des libraires et la quasi-totalité des enseignants), est l’occasion d’une lamentation amère ou d’une condamnation de l’esprit du troupeau. Où va-t-on si les hommes, se plaint-on, se moquent même de l’art, du salut, et de l’être? 
Décrire l’effort du poème, c’est prendre le problème à l’envers, de manière pragmatique: en se donnant pour tâche de rendre compte du fonctionnement réel d’une certaine classe de textes. Il s’agit bien de produire une philosophie du poème, mais la pertinence spéculative de celle-ci sera jugée à l’aune de sa capacité à rendre compte des pratiques effectives. Il faudra donc que la description de l’acte du poème explique non seulement les raisons qui poussent les poètes à lui attribuer des pouvoirs fabuleux, mais aussi celles — et elles ne tiennent pas seulement à l’agressivité du capitalisme ou à la vulgarité du «dernier homme» 4 — qui poussent les non-poètes à considérer la poésie comme une activité dénuée d’intérêt.

Press book

Pierre Vinclair, Prise de vers. A quoi sert la poésie ?

Jean-Nicolas Clamanges

blog poeziebao l'actualité éditoriale de la poésie publié le vendredi 29 novembre 2019

La thèse soutenue dans cet essai est d’admettre le caractère délibéré et systématique de l’illisibilité de la poésie contemporaine de langue française. Refusant l’illusion représentative, celle-ci propose des objets de langage conçus pour entraver le désir qu’en peut avoir le lecteur. La déception en résultant pour celui-ci devant l’entraîner à partager un corps à corps avec la langue qui est la forge du poème.

Lire l'intégralité de l'article sur le site de poezibao ici : https://poezibao.typepad.com/poezibao/2019/11/note-de-lecture-pierre-vinclair-prise-de-vers-a-quoi-sert-la-po%C3%A9sie-par-jean-nicolas-clamanges.html  

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Prise de vers de Pierre Vinclair

François Huglo

paru sur Sitaudis le 11 décembre 2019

Essai sur l’illisible à l’usage de ceux qui lisent, la gageüre de Pierre Vinclair  vaut bien celle de Diderot qui repensait la vue à partir de la cécité. La difficulté d’ « un certain type de poésie » depuis Le Coup de dés que Michel Murat considère comme son «  recommencement » rend infranchissable la distance entre ce qu’elle rêve d’être (révélation, salut…) et « sa marginalité effective dans l’espace social »

Lire l'intégralité de l'article sur Situadis ici : https://www.sitaudis.fr/Parutions/pise-de-vers-de-pierre-vinclair-1576043705.php  

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COMPRENDRE POURQUOI IL FAUT ACCEPTER QUE CERTAINES FORMES DE LA POÉSIE CONTEMPORAINE SOIENT PAR NATURE ILLISIBLES !

Georges Guillain

blog Les Découvreurs / éditions LD publié le lundi 4 novembre 2019

Le projet de Vinclair est ambitieux mais clair. Il s'agit d'interroger et de comprendre l'illisibilité de toute une partie de notre poésie contemporaine qui fait qu'elle s'est coupée de la quasi-totalité de ses lecteurs potentiels et ne survit plus, globalement, qu'au sein d'une sorte de secte ou de confrérie... Pour Pierre Vinclair, cette situation est constitutive de la nature même de l'expérience poétique qu'il décrit. Celle de la poésie fondée sur des pratiques de langage qui la différencient totalement des œuvres qu'il appelle classiques et qu'il dit rassemblées, ordonnées, construites, autour d'un sens qui leur serait extérieur et préalable.  

Lire l'intégralité de l'article sur le blog Les découvreurs ici :

https://lesdecouvreurs2.blogspot.com/2019/11/poesie-prise-de-tete-comprendre.html?spref=fb&fbclid=IwAR3cpsxbb3feOxZx_khVS308bo95D7R4BseJvIDFVNn1wMzk6mA1-ZGUins  

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la poé­sie doit refu­ser toute illu­sion de repré­sen­ta­tion ou de nar­ra­tion

Jean-Paul 2

blog Le littéraire.com publié le 1er décembre 2019

Pierre Vin­clair rap­pelle une idée majeure : la poé­sie doit refu­ser toute illu­sion de repré­sen­ta­tion ou de nar­ra­tion. D’où la néces­sité d’une cer­taine “illi­si­bi­lité” puisqu’elle échappe en ce sens au dis­cours afin d’engager un corps à corps avec la langue elle-même. L’auteur s’appuie à juste titre sur La lettre du Voyant de Rim­baud et les textes pro­phé­tiques de Mal­larmé. Il en appelle à une poé­tique du vers et à une rhé­to­rique propres à géné­rer des visions sin­gu­lières dans une volonté de mise en char­pie d’une forme de beauté immé­dia­te­ment assi­mi­lable par le lecteur.

Lire l'intégralité de l'article sur le blog ici : http://www.lelitteraire.com/?p=54877  

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Pierre Vinclair, la vie poétique

Pascal Dethurens

blog poeziebao l'actualité éditoriale de la poésie publié le 17 mars 2020

« Pour moi, le sonnet, c’est comme un piano, cela a été inventé il y a longtemps et pour des pièces classiques, mais on peut l’utiliser comme on veut ». Et c’est pour cette raison que « le sonnet est une forme bien vivante » (SA, p. 106). Avec Pierre Vinclair, avec l’œuvre foisonnante de Pierre Vinclair, c’est la poésie qui redevient une forme bien vivante, mieux, une forme qui donne vie. 

Lire l'intégralité de l'étude sur Poeziebao ici https://poezibao.typepad.com/files/pierre-vinclair-%C3%A9tude-de-pascal-dethurens.pdf  

ici la page du blog qui annonce l'étude https://poezibao.typepad.com/poezibao/etudes/  

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"Prise de vers" prise de conscience poétique

Adrien Meignan

sur le blog Addict-Culture / Le webzin culturel à tendance addictive / publié le 12 décembre 2019

Les réponses que l’on trouvera dans Prise de vers dynamitent le constat d’échec de la poésie contemporaine. Elles montrent son effort salutaire qui va à contre-courant de la consommation culturelle actuelle. 

Lire l'intégralité de l'article sur le blog ici :https://addict-culture.com/prise-de-vers-pierre-vinclair-2019/  

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Après Mallarmé

Jean-Claude Pinson

Critique, 874, 2020/3, pages 275-288, éditions de Minuit

(extrait) Fonder en raison l’illisibilité, c’est alors recourir à un modèle qui n’est plus celui de la communication, mais celui de la communion. Il faut comprendre le poème illisible, en sa forme, explique Pierre Vinclair, comme « un mouvement, un geste, une chose », par lesquels il puisse « apparaître comme un corps bourré de visions, plutôt que comme un récit les articulant dans un discours (PV, p. 95) ». Au fond, tout se passe comme si la réception du poème migrait du côté de la peinture (de la peinture abstraite): l’illecture (si l’on peut risquer ce néologisme), « empêchant la synthèse du sens », invite à une appréhension sensible où ce qui importe n’est plus un récit, mais la saisie d’un « schème » qui se donne sous forme de visions fuyantes « à la surface du corps de la langue (PV, p. 95) ».  
Ici le lien de la revue Critique où est publié l'article : http://www.leseditionsdeminuit.fr/livre-Critique_n%C2%B0_874___Alain_de_Libera_lecteur_des_Cahiers_noirs-3322-1-1-0-1.html

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